Mais d’abord, le gluten c’est quoi?

Le gluten, issu du latin qui signifie “colle” ou “glue” est naturellement présent dans certaines céréales comme le blé, l’orge, le seigle, l’avoine ou l’épeautre. Il rend les préparations moelleuses et élastiques, un miracle pour les industriels!

Mais le blé moderne est le fruit de nombreux croisements et modifications depuis sa domestication (42 paires de chromosomes contre 14 à l’origine). Il contient plusieurs protéines dont la fameuse gliadine qui résiste à nos enzymes et ne peut être correctement assimilée, jusqu’à provoquer une porosité intestinale.

Raison #1: maladie coeliaque ou intolérance au gluten

La maladie coeliaque, ou intolérance au gluten, est une maladie auto-immune. Le système immunitaire des personnes concernées réagit à la gliadine en produisant divers anticorps.

Les symptômes sont très variés: diarrhées chroniques,  perte de poids, nausées, douleurs abdominales, fatigue chronique, irritabilité, troubles cutanés (acné, eczéma, psoriasis…), maux de tête…

Raison #2: maladies auto-immunes

Une diète sans gluten permet de reconstruire la paroi intestinale et par-là même de réduire les symptômes (notamment l’inflammation) et de diminuer les risques de complications.

Dans le cas d’une maladie thyroïdienne auto-immune, le système immunitaire envoie des anticorps pour détruire le gluten. Or, la gliadine ressemble fortement aux tissus thyroïdiens et les anticorps finissent par attaquer la thyroïde par erreur. C’est le principe du mimétisme moléculaire.

Raison #3: dermatite herpétiforme

Il s’agit de la version de la maladie coeliaque touchant la peau. Des petites vésicules cutanées associées à de fortes démangeaisons  apparaissent.

L’éviction du gluten permet non seulement de contrôler les irruptions, mais aussi de prévenir les autres symptômes liées à la maladie coeliaque.

Raison #4: hypersensibilité non coeliaque au gluten

Au moins 1/4 de la population française en serait atteinte. Il s’agit, sans être intolérant, de l’ensemble des symptômes digestifs et extra-digestifs induits par l’ingestion du gluten (douleurs abdominales, rétention d’eau, nausées, constipation, maux de tête, fatigue, troubles inflammatoires…).

Dans ce cas, limiter voire supprimer le gluten permet de retrouver un bien-être intestinal (diminution des ballonnements, flatulences…), une meilleure digestion, une diminution de la rétention d’eau (et donc un ventre plus plat), d’observer un regain d’énergie, un teint plus limiter, et même de renforcer le système immunitaire.

Raison #5: oser la diversité

Une fausse croyance est celle de penser que limiter voire supprimer le gluten serait source de carences. Or, remplacer le pain, les pâtes ou encore la farine de blé dans vos pâtisseries par des alternatives plus saines vous offre un large champs des possibles avec des saveurs, des textures mais aussi des nutriments variées.

Les fruits, légumes, légumineuses et grains (comme le  quinoa et le sarrasin) pallieront à une éventuelle carence en fibres.

Les légumineuses et fruits secs apporteront du fer.

Pour les pâtisseries, on mise sur des mélanges de farines (quinoa, coco, riz, chanvre, millet…), fécules (pomme de terre, maïs…) ou poudre d’oléagineux (amande, noisette…) sources de protéines végétales, fibres, vitamines et minéraux.

En résumé…

Manger sans gluten peut s’avérer une nécessité, pour les personnes atteintes de la maladie coeliaque par exemple. Mais à minima le limiter peut aussi intéresser toute personne soucieuse de reprendre le contrôle sur ce que l’on mange, pour son bien-être en général et pour s’ouvrir à de nouvelles saveurs et nouvelles sources de bienfaits trop souvent effacés par l’hégémonie du blé.